Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 20:02
Je suis dans le bain, je baigne les yeux qui pleurent, le coeur ouvert qui saute, prend le courant. Je m'étire dans cette eau limpide qui découvre ce corps sans bleu, sans rouge, tout pâle, ne bouge plus, l'eau s'écoule encore et fait frissonner un bout de peau à peine sorti oublie le chaud, prend l'air et replonge dans cet eau douce et chaude et si bien protectrice, allô tchao...
Je suis si bien dans cette eau, le lieu le plus sûr pour y vivre des moments si calmes.
Vouloir plonger et y rester, le son déformé, cette liquidité toute contre ma peau, une caresse, une couverture enveloppante.
La tête dans la tête voit toujours cette horizontalité, cette fois-ci blanche et noire, un texte défile et ne se déchiffre pas, je voudrais me rapprocher de cette plage de sable blanc. Respire... Plus rien. Noir.
Bande blanche sur rectangle noir : un sibachrome ; il n'y a rien à voir, ce noir profond quand on y regarde avec nostalgie une rue blanchit par le temps, un défilé d'hommes en noirs et chapeautés ouvre le chemin et laisse passer ce regard qui avance. Bande rouge : tête allongée.
Un oeil dans la pénombre s'ouvre , d'un noir sans vie ou un petit éclair , l'iris verte jaune s'ouvre vous transperce , l'iris s'éteint et s'oublie dans la pupille. Bande verte d'eau; Horizon sur une mer de nuit refléte la lune plongeant.
Horizon bleu turquoise : Le noir se confond, un fourmillement de grains. Battements. Souffle.
L'horizon avance dans le long couloir d'un palais à colonnes, d'un mouvement, il vient brunir tout le coin. Horizon blanc descend, une ombre plate striée, plus rien.
L'horizon saute, comme la télé qui saute et les plans ne défilent plus.
Des tas de gens dans des boîtes à chapeaux sautent empilés les uns sur les autres.
une jeune fille brune à cheveux courts vu de profils regarde avec son gros nez. Elle apparaît sur une gravure fixe.
Se préparer au grand sommeil. Être assis, porter des chaussettes de ski, un jean délavé, fermer ses oreilles à tout, se retrouver dans le noir.
Par résist -
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 21:32
Je voudrais vous dire Monsieur, quelle partie de moi-même fait rage. Est-il possible de vous le dire encore. Moi, qui est cru que tu étais celui que j'attendais. Dis moi, comment faire, comment aller de l'avant. Non, je ne suis plus une enfant, je suis une femme qui va, qui vient. Mais où va-t-elle ainsi ? Elle n'est pas croyante, ne se rassure pas, vit, se rompt, se déchire, s'oublie, ne s'aime pas beaucoup. Que fait-elle ? Avance ou croit le faire, ou croit bouger. Auprès de qui, faut-il prier, croire en l'homme, oui dans sa complexité dévergondée, se croit libre et ne fait que se perdre et se trouver.
L'homme que vous êtes, minable par ses décisions et si doux dans son intérieur, je vous aime excentrique, je vous hais.
J'ai là des photos, des bouts de cheveux, des cadeaux reçus, des souvenirs. Que vaut tout ça, après ça !! Croire encore qu'il y a eut histoire d'amour alors que cette fin démonte tout le début !!
Avez vous pensez à tout cela, vous qui vous faites l'éloge de votre intelligence, le dieu, votre ego démesuré.

"Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime.... Tu comprends que je t'aime ! Tu ne sais pas à quel point je t'aime !"

"Tu as un gros nez ! Cache tes oreilles ! Ses cheveux à elle étaient magnifique ! Tu devrais faire du sport, c'est mou ! Qu'est-ce que tu as maigri, t'as plus de seins, plus de fesses. Tu es trop maigre !"
................................
A suivre
Par résist -
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 23:53
Il pleut des clous noirs,

Je vous déteste, je vous hais, je vous aime. Pardonner, revenir, oublier, s'oublier, prendre, prendre appui, revenir, là, debout, assis, coucher, allonger, en marche. Sautiller, tourner, revenir, dans le néant, dans la saccade, dans l'ennui, dans l'angoisse et l'oubli qui ne veut oublier.
Ventre à plat, écarquiller les yeux, rien voir, devenir aveugle. Noooooooooooooooooooooon !
Saluer, se merder, s'appauvrir, s'écouter, se blanchir. Le temps, quoi ce temps ! C'est quoi ce temps !
Vous, vous êtes qui !
Je suis perdu. Tiens, un mur, et un autre, et un autre. Je cours dans l'enceinte, et mes cris résonnent dans ces couloirs tous blancs, personne en vue que la froideur des pierres, pas une ombre. Vous, vous êtes où ?
Je sautille, les cheveux en pagaille, les joues rosies, je ne sais où je vais, je vais, je parcours et je ne vois rien.

Par résist -
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 23:12
Frissons dans le dos parcourent sur le dos des mains, lentement, refroidissent le ventre, les yeux, poursuivent sur le devant du visage et les mains frigorifiées, la chair dans sa chaleur se crispe. Ses doigts que faire de ses doigts onglés, applaudir, attendre, cacher sa bouche, se réchauffer. Ah, jouer du piano, ressentir cette autre frisson qui parcourt le corps,  la tête. oui, tu es là et je prends.
Non, je suis dans l'image, les yeux, les yeux, l'oeil grossit, rougit, s'écarte, l'iris explose. Une lumière lointaine à l'horizon,  monte descend, le réflexe. C'est tout noir, des reflets rouges, un scintillement, une vague bleue nuit, de la cendre, du délire visuel. C'est un homme à vélo, il roule la tête en bas, tout noir, un fil noir le définit fixe.
Le délire en dessin : une bataille, des traits de chevaux rouges se combattent transparents, sautent ; c'est du cirque !! A rien y comprendre !
Un homme raccourci, non un chien à la caricature traîne un boeuf dans le champ à labourer. La pellicule saute. Deux pauvres diables sous le parapluie peinent à marcher sous la vent impétueux et la pluie qui ne s'arrête pas.
Cette lumière d'horizon toujours présente, blanc paille. Ah, miraculeux, c'est un soleil couchant sur la mer. Non, c'est du poil à gratter sur un visage d'homme qui le fait exprès, le poil entortillé, non, c'est une photo coloriée par un gosse.
Par résist -
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 11:52
Se faire mal ou du bien, on ne s'est plus.
Quelle est cette gravité qui monte en soi en une rapidité insoupçonnée, délicate, courre comme les doigts sur le piano, appuie sur les cordes de la sensibilité et résonne et tu obéis à ses lois, à son son, tu subis ses variations.
Quoi, tu ne regrettes rien, tu vis avec.
Ton corps te parle. Ta tête obéit à ton corps. Il traverse un champ de mines. A pas, à sang, tu réagis. Ça circule et tu n'es pas insensible tant que tu n'ingurgites pas cette merde qui te coupe de toi-même, de la vie.
   Je dors, je ne dors pas.
  Qu'attends-tu ? Rien. Faire, Écouter, Aimer.
Par résist - - Publié dans : Dialogues
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